Pourquoi suis-je déjà fatiguée alors que l'automne commence à peine ?

Pourquoi suis-je déjà fatiguée alors que l'automne commence à peine ? - Maman Botanique

Ce n'est pas l'automne qui vous épuise. C'est votre horloge interne qui se réajuste.

Depuis la rentrée, je reçois beaucoup de messages qui se ressemblent. « Je dors, mais je suis KO au réveil. » « Je suis fatiguée toute la journée, et le soir je n'ai plus sommeil. »

Si vous vous reconnaissez, rassurez-vous : les journées raccourcissent, la rentrée a imposé son rythme, et votre corps est simplement en train de s'adapter. Voici ce qui se passe, sans mythes ni promesses miracles.

Une horloge réglée par la lumière

Notre horloge biologique, le rythme circadien, se cale en grande partie sur l'alternance entre la lumière et l'obscurité. La lumière du matin donne le signal du jour. Quand elle baisse le soir, le corps commence à produire de la mélatonine, l'hormone qui prépare au sommeil.

En septembre, tout bouge en même temps : réveils plus tôt, moins de lumière naturelle le matin, plus d'écrans le soir. L'horloge reçoit des signaux contradictoires, et elle met quelques semaines à s'y retrouver.

Les études sur les variations saisonnières du sommeil sont d'ailleurs nuancées : les différences observées sont modestes et dépendent surtout de l'exposition à la lumière et des habitudes de chacun.

Pourquoi dormir plus ne suffit pas toujours

La durée du sommeil n'est qu'une partie de l'équation : sa régularité compte au moins autant. Se coucher deux heures plus tôt un soir, puis très tard le lendemain, désorganise davantage l'horloge qu'une nuit un peu courte.

Si vous voulez vous coucher plus tôt, avancez par paliers de trente à quarante-cinq minutes. Votre corps suivra beaucoup mieux qu'un changement brutal.

Épuisée au réveil après huit heures de sommeil

Huit heures au lit ne font pas forcément huit heures de sommeil réparateur. Les réveils nocturnes, le stress et la charge mentale, un café ou un thé en fin de journée, les écrans tardifs ou une chambre trop chaude peuvent rendre une nuit moins récupératrice sans qu'on s'en rende compte.

Petit exercice — pendant sept jours, notez l'heure du coucher et du réveil, le nombre de réveils, et votre fatigue au réveil de 1 à 5. Au bout d'une semaine, des schémas apparaissent souvent d'eux-mêmes.

Fatiguée, mais pas sommeil le soir

Être fatiguée et avoir envie de dormir ne sont pas tout à fait la même chose. L'endormissement dépend de la pression de sommeil, qui s'accumule au fil de la journée, et de l'horloge circadienne. Quand la lumière des écrans arrive tard le soir, l'horloge reçoit un message clair : il fait encore jour.

Baisser la luminosité, activer le mode nuit et poser le téléphone une heure avant le coucher suffit souvent à faire une vraie différence.

Et la tisane dans tout ça ?

Soyons honnêtes : une tisane n'est pas un somnifère, et je ne vous la vendrai jamais comme telle. Mais elle peut devenir le signal qui manque à vos soirées. Faire chauffer l'eau, attendre l'infusion, poser le téléphone le temps de boire la tasse : c'est une transition, répétée chaque soir à peu près à la même heure.

Ma tasse de fin de journée : Marchand de Sable, camomille, tilleul et fleur d'oranger, sans théine et sans arôme ajouté.

Le dimanche soir, pour un lundi moins difficile

  1. Ne pas décaler l'heure du coucher — le dimanche soir est souvent le plus tardif de la semaine.
  2. Une soirée plus calme — moins d'écrans, lumière tamisée, une tisane et un livre.
  3. De la lumière dès le lundi matin — dix minutes dehors ou près d'une fenêtre après le réveil.

Quand en parler à un professionnel — si la fatigue persiste plusieurs semaines malgré un sommeil suffisant et régulier, parlez-en à votre médecin. Une fatigue durable peut avoir des causes qui méritent d'être vérifiées.

Pour aller plus loin : les dossiers Sommeil et Chronobiologie de l'Inserm.

Pour une pause de saison, découvrez aussi mon rituel de tisane d'automne.

Marion, naturopathe et fondatrice de Maman Botanique. Je choisis mes mélanges un par un et je prépare vos commandes à Villefranche-sur-Mer.